FATOMA COULIBALY
« LA COULEUR BAMAKOISE »
Biography:
Né le 1er /Avril/1992 à Kanassako cercle de Niono dans la région de Ségou.
Après avoir eu le DEF dans son village natal, il est venu à Bamako pour suivre son étude au lycée ; mais le destin lui a poussé vers la photographie à travers de sa grande sœur qui lui a recommandé pour être un assistant d’un photographe au nom de « Photo Zou ».
A côté de son travail photo il a pu suivre également une formation en Transite commerciale, diplômes-en poche-t-il sait consacrer sur le domaine de la photographie reportage spécialisé comme technicien en Photoshop.
En 2018 il a participé à un atelier photo avec un photographe français au nom de Phillip Guionie qui a abouti à une exposition collective à l’Instituait français de Bamako.
En 2019 il a participé à un atelier photo avec une photographe française au nom de Françoise huiguer.
Sélectionné pour la première édition de l’inter biennal de Bamako (Phot’ art Mali) 2018-2019.
Sélectionné pour la deuxième édition de l’inter biennal de Bamako (Phot’ art Mali) 2020-2021 et lauréat du troisième prix dénommé (DANAYA).
Master classe avec invisible border trans-Africa anime par le photographe
nigérian Emeka Okerekeb lors de 12e édition de la Biennale Africain de la photographie de Bamako.
Sélectionné pour la cinquième édition de la rencontre photographique de Rabat thème TERRE-MERE 2022.
Sélectionné pour la deuxièmes édition de Africa-Foto-Fair 2023 à Abidjan.
Mali
http://www.istockphoto.com/portfolio/FatomaCoulibaly
https://www.instagram.com/bakoo_coulibaly
https://web.facebook.com/fatoma.coulibaly.31?_rdc=1&_rdr
https://www.linkedin.com/in/bakoo-cly-a86327164/
LA COULEUR BAMAKOISE
LA COULEUR BAMAKOISE
Beauté et labeur, du jour à la nuit
À Bamako, la beauté ne se contemple pas : elle se travaille. Elle naît du geste répété, de la charge portée sur la tête, de la marmite qu’on remue jusqu’à la fumée, du bois qu’un adolescent ponce dans la pénombre. Cette série est née d’un regard posé sur la ville, de l’aube jusqu’à la nuit tombée, avec une conviction : ici, la couleur n’est jamais décorative. Elle est une manière de tenir.
Le jour, la ville se met en mouvement. Sous le pont, les vendeurs ambulants avancent chargés de nattes et de bassines, tandis qu’au loin se dessinent le Monument et l’architecture sahélienne. Dans une cour, des femmes cuisinent en nombre, silhouettes vives dans une lumière qui découpe l’ombre. Le minibus peint passe, fresque roulante où le travail de la route devient art populaire. Plus loin, des enfants perchés regardent le ciel, un gardien attend derrière un grillage : le labeur des adultes se prolonge dans le regard des plus jeunes.
Puis le soir arrive, et le travail ne s’arrête pas : il change de lumière. Sur une place, un camion-podium s’illumine sous un lampadaire. Dans un atelier, un jeune artisan façonne le bois à la faible clarté d’une lampe. Ailleurs, un forgeron s’accroupit devant son feu, et les étincelles montent comme une ponctuation. La nuit est ici un second jour, plus dense, où les gestes sont éclairés par le peu que l’on a.
Enfin, la ville se célèbre. Les mains se lèvent, les corps se fondent dans le mouvement, les lumières se dissolvent en traînées. Le flou devient mémoire : celle d’une fête qui n’existe que parce que le labeur l’a précédée.
Ces images ne cherchent ni à embellir ni à plaindre. Elles montrent ce que Bamako offre à qui sait regarder : une dignité faite de gestes quotidiens, une élégance qui ne dépend d’aucun luxe, une énergie qui transforme la fatigue en éclat. La beauté bamakoise n’est pas un décor posé sur la vie ; elle en est le fruit.
La couleur bamakoise est un hommage à celles et ceux qui, du jour à la nuit, font tenir la ville debout, et la rendent belle sans le dire.














